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Marque employeur : pourquoi faire appel à un community manager ?

Community manager RH
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Saviez-vous que 83% des embauches commençaient par une recherche en ligne sur une entreprise ? Mauvais commentaire sur Glassdoor ou expérience candidat peu concluante… à l’heure de l’e-réputation, un clic peut tout faire basculer !

Soigner sa marque employeur est devenue fondamentale alors que 60% des entreprises de plus de 10 salariés se heurtent à des difficultés de recrutement.
Pour garantir une empreinte RH positive sur le web et faire rayonner la culture d’entreprise, le community manager RH a pris place au sein des services RH. Son rôle ? Véritable caisse de résonance de la marque employeur, il est en charge de sa diffusion sur la toile pour attirer et engager les talents. Décryptage d’un agent RH d’un nouveau genre en 5 missions clés. 

1# Designer de “vitrines” RH sur les réseaux sociaux 

79% des candidats de moins de 35 ans utilisent les réseaux sociaux dans leur recherche d’emploi! Pour capter leur attention, le community manager (CM) a pour mission de diffuser la marque employeur via ces relais digitaux incontournables : Facebook, LinkedIn, Twitter, Instagram… Grâce aux pages professionnelles dont il a la charge et la maîtrise, il peut régulièrement communiquer des contenus RH variés.

Son enjeu ? En faire une vitrine attractive de la culture d’entreprise, présenter les métiers et les carrières, mettre en avant les avantages sociaux (qualité de vie au travail, télétravail, autonomie…) ou encore présenter l’organisation.
Pour valoriser le “package RH”auprès des candidats potentiels, le CM jongle entre plusieurs formats éditoriaux et graphiques : rédactionnel, vidéo, photo, “live”, chat, infographie…

Sur Facebook 70% des contenus consommés par les utilisateurs sont des vidéos avec un taux de conversion à 46%

2# Pilote de l’attractivité employeur 

Une marque employeur à fort impact n’est pas “statique”. Pour la développer, il faut l’animer ce qui exige un pilotage rigoureux et quotidien.Une discipline à laquelle se plie avec brio le community manager! En effet, son rôle est de mener des campagnes d’attractivité sur les media sociaux pour générer du “trafic” vers le site Carrière. Il peut s’agir d’actions “coup de poing” pour cibler les profils spécifiques type posts sponsorisés. Ou encore d’approches fondées sur l’Inbound recruiting pour se démarquer auprès des 75 % de candidats passifs. Comment ? Grâce à la création de contenus : des articles sur le secteur d’activité, des fiches métiers, des vidéos témoignages ou encore des séries corporate décalées! Et le tout, bien évidemment, sur fond de SEO! L’intérêt de ces campagnes est de pouvoir suivre leur ROI RH via des indicateurs clés : 

  • Nombre de vues
  • Nombre de réactions (like, partage…)
  • Nombre de clics sur l’annonce
  • Pages vues 
  • Nombre de vues sur les pages carrières 
  • Taux de rebond sur les articles 
  • Nombre de candidatures spontanées déposées via le site Carrière 

Ces KPI offrent une clé de lecture sur les leviers d’attractivité à prioriser. Une manière, également, de s’inscrire dans une communication RH agile et en amélioration continue : refonte des offres, de la présentation des pages carrières etc.

3# Créateur de liens candidats-employeur

D’après une étude du Boston consulting group consacrée à la génération Y, le meilleur levier d’engagement d’une entreprise est la transparence. Les jeunes talents ne sont plus sensibles à de la communication trop formelle/ polissée. Ils privilégient les échanges francs avec leur employeur actuel ou futur. Habitués à l’instantanéité des réseaux sociaux, ils exigent des réponses rapides à leur questionnements professionnels. C’est là que le community manager RH joue un rôle important! Il fait office de lien entre l’entreprise et les candidats car il peut répondre en direct aux messages ou commentaires émis sur les réseaux sociaux par les candidats. Ainsi, Sa présence sur les réseaux sociaux humanise l’image de l’entreprise. De plus, sa proximité avec les internautes permet de recueillir plus facilement les attentes RH et d’y répondre.

4# Chef de fil de la stratégie d’influence RH

Avant le premier entretien, 41% des jeunes diplômés optent pour les réseaux professionnels pour en savoir davantage sur l’entreprise. Qui mieux que les salariés pour parler de leur quotidien sur Linkedin ou Viadeo? Grâce à des programmes d’employe advocacy (salariés ambassadeurs) qui encouragent les collaborateurs à participer aux efforts de communication sur leurs propres réseaux sociaux, le community manager peut s’appuyer sur des éléments authentiques pour véhiculer les valeurs de l’entreprise. Son seul enjeu (voire son plus grand stress !) ? La cohérence. Sa mission s’avère donc stratégique : c’est lui qui donne le rythme et la ligne directrice des messages émis. En effet, il impulse les campagnes, suit les multiples publications et les relaie. Cette dynamique crée une véritable communauté d’utilisateurs internes et externes autour de la marque employeur.

5# Garant de l’e-réputation employeur 

69% des candidats n’accepteraient pas un emploi au sein d’une organisation ayant mauvaise réputation.

Aujourd’hui, une mauvaise notation ou un commentaire mitigé peut se répandre comme une traînée de poudre. Le community manager traque, avec minutie, les notations sur Glassdoor ou Indeed (sites de notation) et mène, en parallèle, un travail de veille permanent sur Google.

Son rôle est de soigner l’empreinte digitale d’un employeur afin d’alerter les équipes RH. Ce travail de vigilance est fondamental : 

  • Afin d’ajuster, au besoin, les politiques RH internes : écoute salariale, culture managériale, investissements QVT, refonte de l’expérience candidat… 
  • Pour faire preuve de réactivité en matière de communication : communication officielle en cas de mauvaise presse, mot du DRH ou du DG sur les réseaux, chat sur les réseaux sociaux ou réponse aux commentaires.  

Vous l’aurez compris, une belle marque employeur est indispensable pour attirer les meilleurs talents. Mais pour qu’elle soit visible et efficace, il faut la faire vivre au quotidien ! Pour aller plus loin, découvrez l’article de Camille Travers dans le dernier numéro du MagRH : Soigner sa marque employeur ne suffit pas, animez-la !